Passage à vide

tristesse

Psychologiquement, la rentrée s’avère plus compliquée que je n’avais pu le penser. L’extraordinaire coupure que j’ai effectué durant mes deux semaines de congés avaient permis une véritable évasion et un retour à la nature. Je suis revenu apaisé, ressourcé, grâce à mes multiples voyages sur Rivunes. Ces paysages verts et préservés, cet air si pur qui tonifiait mes poumons à chaque inspiration, le constant murmure d’une faune en paix… Cela m’a revigoré, mais mon retour à ma vie courante m’a paru difficile.

Le travail sur les chroniques d’Afanc avance et l’histoire qu’il me raconte s’avère tout simplement passionnante. Difficile de s’en détacher et l’impatience qui me gagne chaque fois que je dois attendre la missive suivante est de plus en plus pressante.

Chaque semaine, le temps me semble s’égrener de plus en plus lentement, comme si je me trouvais prisonnier d’un gigantesque sablier. La difficulté d’apprécier le quotidien quand existe, si proche, le merveilleux… cela m’apparait comme la plus intolérable des tortures.

Je dois dire que lorsque j’ai décidé de rédiger ce texte, j’ai eu une pensée émue autant qu’admirative pour tous ces auteurs, parfois presque anonymes, qui ont eu la force de sauter le pas et de s’affranchir de ce lien. Mais il faut que je reste honnête avec moi-même, le contrat que j’ai passé avec Afanc n’est, pour l’instant, que passion et surtout hobby. Le rêve ne doit pas m’envahir au risque d’être ridicule.

Cette petite humeur maussade exorcisée, je cesse ici ma catharsis et vais revenir à des sujets plus excitants. Je découvre dans les dernières lettres de mon correspondant une approche de la musique qui attise ma curiosité. Le talent de l’individu qui accompagne le jeune garçon semble aller bien au-delà d’une simple prestation artistique. Et je crois y déceler une capacité émotionnelle assez incroyable. Ah que je regrette de n’avoir ici que la retranscription des textes de ses chansons, et comme j’aimerais pouvoir entendre l’air qui y est associé. Mais voilà bien la limite de ces échanges épistolaires : l’imagination ne peut permettre de se faire une idée d’accords inventés comme elle le ferait du chant des cigales ou du bruissement des feuilles dans le vent.

Je n’ai pas fait énormément d’exploration cette fois-ci, car je voulais me concentrer sur la réécriture. Peut-être la prochaine fois. D’ici là entretenez bien la flamme de votre imagination, c’est la clé ! A ce sujet, d’ailleurs, je tiens à remercier tous ceux qui m’ont proposé des idées plus ou moins loufoques d’objets modernes qui me permettraient de passer pour un sorcier sur Rivunes. Ce fut un grand moment de partage et de franche rigolade. La semaine prochaine, je vous ferai un récap de toutes ces idées et du « kit de survie » que j’aurai réussi à me constituer.

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