Premier bilan

quelle aventure

Mes amis, comme je vous l’ai dit la semaine passée, il est temps, je crois, de dresser un premier bilan de cette aventure.

Depuis le message de bienvenue que m’a adressé Afanc, j’ai accumulé pas moins de 17 lettres. Le côté fantastique de cette histoire aurait pu se limiter au fait d’avoir découvert ce passage vers Rivunes. Mais cette improbable correspondance, missive après missive, a été bien au-delà de ce que j’aurais pu imaginer.

Sur la forme d’abord. Prenez cette histoire de distorsion temporelle. La multiplication des lettres pourrait s’expliquer par un rythme d’écriture soutenu de la part de mon correspondant, il ferait alors montre d’une inventivité débordante. Mais le contenu des lettres et l’état du papier semblent montrer une accélération du temps qui ne serait absolument pas coordonnée avec le rythme de notre bonne vieille terre.

Quant au fond, le récit que me narre Afanc avec son style acéré, voir misanthropique à l’excès, ne cesse de m’émerveiller et de m’effrayer. Il m’arrive souvent de me demander au milieu de quoi je suis tombé. Mais reprenons par le début.

En achetant cette armoire dans une brocante parisienne, je ne me doutais pas un instant que je deviendrais le gardien d’un passage vers un autre monde. Un autre monde où se joue des jeux politiques et surtout des destins : Afanc semble envoyé par ses supérieurs (qu’il qualifie de dieux) pour enquêter sur l’exil d’un enfant subissant d’étranges mutations, accompagné par un musicien de talent. Face à eux se dresseraient une impératrice bipolaire, un vieux conseiller fin politicien ainsi que des forces sombres que j’ai du mal à appréhender.

Mais ça n’est pas tout. J’ai beaucoup de mal à m’expliquer certains détails dans les agissements, notamment de l’enfant, sauf à penser que mon mystérieux correspondant se cherche un destin de conteur. Ce qui transparait de plus en plus au travers de ses écrits ne me laisse en fait que deux possibilités : soit j’ai affaire à un fou, soit ce qu’il dit est vrai et alors là… c’est bien simple l’idée même me fait frissonner et hésiter à franchir à nouveau le portail.

Mais ce monde est si beau que je n’arrive pas à me résoudre à l’abandonner. Ces paysages, cette nature, cet air pur qui balaye chaque fois mon visage et me fait monter les larmes aux yeux, cette bienfaisante solitude… tout cela agit sur moi comme une drogue dont je ne suis pas prêt à me sevrer.

Je comprends qu’il soit difficile pour vous de bien saisir ce dont je parle. Vous avez eu quelques images dans mes précédents articles, mais pour l’histoire qui crée mon angoisse, je ne vous ai fourni que peu de détails. Rassurez-vous, mon matériel devient conséquent et je pense bientôt pouvoir vous en dire davantage.

2 réflexions sur “Premier bilan

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